Centre de natation et salle de gymnastique, Châtel St-Denis, FR
Centre de natation et salle de gymnastique
Châtel-Saint-Denis, FR
Programme : centre de natation et salle de gymnastique tripple
Type de mandat : concours ouvert SIA 142
Concours : 2025
En collaboration avec Aviolat Chaperon Escobar architectes
Ingénieurs civils : Weber + Brönnimann
Images : vu doppia
+ INFO
Le projet s’articule autour de deux volumes reliés par un foyer habité s’ouvrant sur un nouveau parc végétalisé. Le centre de natation, volume hors sol, s’identifie à la future tête de la zone du parc de Lussy, alors que la salle de gymnastique triple, semi-enterrée, crée un jeu de plateaux, une nouvelle topographie, assurant la transition avec le chemin de Crey-Derrey tout en libérant le maximum d’espaces extérieurs. La volumétrie de la composition travaille avec l’échelle du bâti environnant et est ponctuée par un élément cylindrique vertical, marquant l’entrée principale et prolongeant la perspective des promenades de la zone du parc de Lussy.
Le projet se veut un bâtiment-signe qui prolonge le parc de Lussy et ses infrastructures sportives. Une structure simple, pragmatique, toute en transparence, catalysée par des événements architecturaux, révèle les différentes fonctions. À l’extérieur, une résille brise-soleil habille le volume ; le cylindre abritant le toboggan. À l’intérieur, le bar de la cafétéria, l’ascenseur, le mur de grimpe, les plongeoirs et les bassins sont autant d’événements qui ponctuent un parcours rythmé, ludique et varié.
Les éléments architecturaux et techniques sont assumés pour ce qu’ils sont, intrinsèquement, comme agrémentant la structure et pouvant faire office d’une certaine ornementation. Ce concept permet ainsi d’être non figé, tout en formant toutefois un ensemble cohérent, à l’image des cabanes de Jean Prouvé ou des Case Study Houses de Charles et Ray Eames.
Le foyer habité constitue le thème central du projet. Afin d’éviter les écueils des longs couloirs inhérents aux programmes architecturaux complexes, le parti pris est de traiter la distribution comme un espace à part entière, de l’agrémenter d’un maximum de fonctions catalysantes, de variations de hauteur et de correspondances visuelles, ainsi que de toute la perméabilité qu’un système structurel ponctuel peut offrir.
Au sein d’une structure simple et économique, les matérialités sont mises en œuvre à la manière d’une composition, se répondant les unes aux autres dans leur honnêteté immédiate. La structure poteaux-poutres est en bois local, tangible. Elle dialogue avec les baies vitrées métalliques et le carrelage des sols des bassins. La résille textile du brise-soleil joue avec l’échelle du bâtiment tout en évitant la surchauffe estivale. Tel un filtre, elle kaléidoscope la lumière, la poétisant en répondant à sa projection sur l’eau.
Le cylindre du toboggan, doublé de polycarbonate alvéolé, met en vitrine, à l’entrée, le mouvement incessant des baigneurs. Les murs de remplissage, non porteurs, sont travaillés en relation avec leurs fonctions et en fonction de leurs sollicitations respectives. La transparence, l’opacité et la translucidité des matières régissent les sphères d’intimité.







